#Graine de moi #1 : Accoucher à domicile

Coucou à toi joli(e) grain(e)

Une de mes graines d’amour que j’ai pu semé, sentir germer, éclore et voir pousser jour après jour a été la naissance de mon 2° fils.

Cette graine, pour me respecter, pour nourrir ma partie de Femme, ma partie de Mère, ma partie de Maman.
Je me suis offerte cette possibilité de faire confiance à mon corps, de me faire confiance, une possibilité d’être pleinement actrice de ce moment unique…
Mon choix conscient d’accoucher chez moi, dans la douceur de mon foyer, entourée de mon compagnon et de mon fils ainé.

Ah oui!! c’est sur y’aurait pas eu tout ce petit monde autorisé en milieu médical.

J’ai eu le choix d’accoucher comme je le souhaitais, dans l’eau chez moi, au milieu du salon.
L’eau de la piscine (spécifique aux accouchements et prêtée par la sage femme pour l’occasion), que nous avions mis en place aux premiers signes de l’arrivée de notre ange, a joué le rôle de péridurale. Bercée et portée par le flottement, l’apesanteur a apaisé les douleurs.

J’ai pu expérimenter plusieurs postures et opter pour la plus confortable qui n’était certes pas celle “imposée” en structure médicalisée.

J’ai gardé un souvenir angoissant de mon premier accouchement à l’hosto, quand la sage femme était venue m’attacher les jambes sur les étriers pour le moment de la “délivrance”.

Attachée par les jambes à la table de soins, attachée au bras avec le fil de la perfusion et le cathéter planté dans mon bras, attachée avec le monitoring pour surveiller bébé et les contractions, attachée à la machine qui surveille tes pulsations cardiaques, attachée….

Rrrraaaa STOP!! Non non non!!!

Libre de MES mouvements, libre de ce que je ressens, libre d’exprimer mes émotions, libre de vivre MON accouchement en pleine conscience…

Ok la médecine a fait de beaux progrès, il y a moins de mortalité au cours des accouchements ou dans les suites de couche.
Je ne nie absolument pas cette évolution, ni les cas de “complications” qui justifient complètement un attirail pareil.

Mais dans le cas d’une grossesse normale, sans soucis, quel intérêt? 
Quelle place laisse le corps médical à l’humain dans son unicité au milieu de tout les protocoles médicaux?
Comment écouter les désirs de chaque personne sans les nier?
Il y a trouver un vrai équilibre entre d’un côté la partie médicale-sécurité-hygiène et la partie humain-valeur-croyance-émotion.

Je trouve qu’il y a une vraie perte de l’essentiel, encore plus dans ces moments de vie, comme la naissance ou la mort.
De mon expérience professionnelle d’infirmière, j’ai pu observer que les services médicaux qui accueillent le public de ces 2 extrémités de la vie, la naissance et la mort, ont plus d’empathie, de respect, de bienveillance…

En tout cas ce n’était absolument pas mon souhait de repasser par la case hosto…

Je voulais me connecter à mon corps de femme, apprendre à être à son écoute, le laisser s’exprimer, lui faire confiance, sentir comment les états internes, les émotions pouvaient agir sur l’avancée du travai ou le ralentir à l’inverse. Me sentir reliée à ma puissance féminine, pouvoir connecter ce que nos mères, nos grands-mères vivent depuis des millénaires. Connecter l’âme des femmes.

Tel était mon désir. J’ai ressenti une force et une puissance unique au moment ultime, celui que j’apréhendais le plus, l’engagement de la tête de bébé et le passage final.

Quelle profonde gratitude d’avoir pu sentir cette sensation juste hallucinante, une force qui monte du bas ventre et qui se déploie telle une vague qui déferle et ondule, rien ne la retient ni ne la contient, seulement être dans cet instant présent, accueillir et laisser faire mon corps, lui faire confiance. Un moment d’une force inouïe et d’une profonde douceur. J’ai mis au monde mon fils en le vivant dans ma chair, le ressentant dans mes cellules, sans artifices, sans palliatifs. Merci.

Je ressors de cette expérience de vie, grandie, fière. Je ressens un sentiment très fort d’appartenance à la lignée féminine. Je me suis sentie respecter par ma sage femme, mon compagnon.
Et plus que tout, je me suis respectée dans mon choix.
J’ai respecter mes valeurs de “à mon rythme” et de “bienveillance” vis à vis de moi.

Le luxe pour moi a été dans les instants autour :
– avant, nous avions préparer avec mon grand un gâteau au moment des premières contractions pour célébrer cet évènement unique.
– après, j’ai pu reprendre, au petit matin suivant la naissance de mon bébé, ma vie quotidienne dans ma maison, avec mes habitudes et mes rythmes. Dans le respect des besoins de mon bébé et des miens.

 

Si j’ai pu le faire, tu peux le faire toi aussi.

 

Bien sur je parle dans un contexte de grossesse normale.

Pour les autres, je dirais à retenir :

“FAIS TOI CONFIANCE
ECOUTE TES BESOINS
RESPECTE LES en TE RESPECTANT TOI
OSE LES EXPRIMER”.

 

Pour finir je partage l’exemple d’une amie qui a eu une césarienne pour son aînée.
Le monde médical pour éviter de prendre des risques part du principe qu’à partir du moment où il y a eu une césarienne, les grossesses suivantes finiront en césarienne…
Au cours des dernières années je pense qu’il y a une évolution des consciences et qu’aujourd’hui ce n’est plus systématique.

Mon amie a refusé cette décision là, elle s’est donnée les moyens d’aller s’informer, d’en parler avec l’équipe médicale qui l’a suivait et elle a pu mettre au monde son 2° enfant par voie naturelle.
Elle a su exprimer pleinement son désir, a trouver les ressources en elle pour aller se confronter dans la bienveillance au “corps médical” et trouver des solutions pour se respecter et respecter les protocoles.

… FIN…

Merci à toi de ta lecture.

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N’hésite pas à m’envoyer tes commentaires pour me permettre d’améliorer mon contenu.

Et n’oublie pas de te respecter et de prendre soin de toi, c’est toi seul qui est au commande de ton corps, de ta vie.

 A très vite joli(e) grain(e)…

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